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Diesel, je t'aime ... moi non plus !

Je t’aime ! Moi non plus.

Cela résume bien « notre » relation avec le diesel, ou plutôt avec celle des politiques publiques menées ces dernières années. Le consommateur, comme à son habitude, ne fait que subir ces répercussions qui font parfois plus de bruit que de mal.

Mais les scandales à répétition de ces dernières années (sans rappeler le dieselgate et le scandale de Volkswagen) n’ont pas contribué à redorer l’image de la motorisation restée longtemps la préférée des Français ... de loin. Mais alors pourquoi prôner le diesel pendant tant d’années en sachant qu’il était plus polluant ?

Le diesel ou rien !

Au début des années 80, suite aux 2 chocs pétroliers, la France a encouragé l’achat de diesel car moins consommateur en carburant et qui permettait donc à la France de baisser sa facture énergétique.

Pour ce faire, les automobilistes bénéficiaient de plusieurs avantages comme la baisse des taxes et la baisse des prix à la pompe. Mais le succès s’est fait attendre, les ventes n’ont commencé à décoller qu’à partir des années 2000 atteignant 49% des immatriculations. A partir de 2007, les automobilistes bénéficiaient d’un bonus écologique pour la faible émission de CO2 et les avantages fiscaux proposés aux entreprises étaient alléchants. Les ventes de Diesel ont donc atteint 72% en 2011.

Mais ça c’était avant ... !

En 2013, l’Organisation Mondiale de la Santé a conclu que la pollution atmosphérique et les matières particulaires qu’elle contient sont cancérogènes pour l’homme. De plus les pics de pollution et la forte concentration de particules ont valu à la France des amendes de la part de l’UE. La cour des comptes a également révélé que le coût des importations énergétiques était devenu trop important. En effet, un baril de pétrole ne comporte que 40% de Gazole sachant que la consommation des Français est à 71% composée de ce dernier.

A partir de là, le Diesel est devenu l’ennemi public.

Baisse des immatriculations.

Ce déchaînement face au diesel a fait fuir les automobilistes par peur de taxes trop lourdes, des prix à la pompe en constante augmentation et par menace d’interdiction de circuler (mais qu’allons nous faire de la moitié du Parc automobile français ?)

Certes les immatriculations sont en forte baisse dans le segment des particuliers ces deux dernières années. Au premier semestre, les ventes diesel dans le neuf ne représentent plus que 40%, en baisse de 12% par rapport à la même période en 2017.

Dans l’occasion, le diesel représente encore 64% des ventes au premier semestre. La contraction est plus forte chez les véhicules de moins de 10 ans. Chez les plus de 10 ans, le diesel est légèrement en hausse atteignant 62,8% (contre 62,2% en 2017 selon l’argus).

Chez les entreprises la tendance s’inverse ... à petit pas. Encore 80% disposent d’un parc Diesel. Le Total Cost of Ownership (TCO) est plus intéressant puisque les entreprises roulent beaucoup et les règles de TVS sont plus intéressantes pour le moment.

Vers une interdiction du Diesel ?

En France, 63% du parc est constitué de Diesel, soit environ 20 millions de véhicules. Comment pouvons-nous les interdire d’ici 2, 3 ou même 10 ans ?

Anne Hidalgo souhaite interdire le diesel dès 2020 à Paris, mais cela relève de l’impossible. Cela reviendrait à interdire la circulation à 60% des automobilistes, à 100% des camionnettes et camions ...

Francfort souhaite également que ses habitants abandonnent tous les diesels de plus de 5 ans. Mais comment les automobilistes doivent s’y prendre ? Est-ce qu’ils vont mettre tout simplement leur véhicule à la casse en perdant sa valeur ? Qui va leur donner les moyens d’acheter un véhicule qui ne pollue pas ? Grâce à des aides publiques ? Trop cher !

Les villes ont déjà du mal à s’entendre sur la prise en charge financière des bornes électrique ...

Ce problème affecte également les détenteurs de Diesel, car la valeur de leur véhicule a fortement baissé ces 2 dernières années. Pourquoi ne pas essayer de les améliorer au lieu de les jeter ?

Diesel, pas diesel ?

Vous voulez vous offrir une nouvelle voiture et vous ne savez pas vers quelle motorisation vous tourner ? Cela dépend tout simplement de l’usage que vous comptez en faire. Si vous roulez plus de 15 000 km par an ou si vous optez pour un gros gabarit, privilégiez le Diesel. Dans le cas où la majorité de vos déplacement se résument au trajet maison/boulot, une motorisation hybride ou électrique serait l'idéal.

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